La mère offre deux cravates à son fils. Pour lui faire plaisir, il met l'une d'elles pour lui rendre visite. Ce qui lui attire la remarque suivante :
« Pourquoi n'as-tu pas mis la cravate (l'autre) que je t'ai offerte ? »
Le paradoxe, c'est que le fils est devant deux solutions (deux cravates) qui toutes deux le conduisent à la faute.
Paul Watzlawick se plaît à raconter cette histoire pour illustrer les paradoxes et double contrainte d'une paire d'injonctions paradoxales assortie d'une troisième implicite ou explicite nommée par Yves Barel de "injonction-cliquet" qui interdit tout refus d'obéissance à des choix impossible et tout commentaire sur cette absurdité. En dehors d'une relation d'autorité ou de domination réelle ou intériorisée par apprentissage social, il n'y aurait pas de double contrainte, mais seulement une aimable plaisanterie.
Une mère rend visite à son enfant et lui offre deux cravates, une bleue et une rouge. À la visite suivante, l'enfant se présente avec la cravate rouge.
La mère lui dit : « Tu n'aimes pas la cravate bleue ? » À la visite suivante, l'enfant se présente avec la cravate bleue.
À la visite suivante encore, l'enfant se présente avec les deux cravates bleue et rouge au col et sa mère lui dit :
« Ce n'est pas étonnant que tu sois placé en pédopsychiatrie ! »